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L’estime de soi et le faux self-care : sortir des apparences pour revenir à soi

Sur les réseaux sociaux, le self-care est souvent présenté comme une routine bien huilée : bougies parfumées, bains moussants, affirmations positives et smoothies verts. Mais derrière cette esthétique se cache parfois une injonction déguisée à performer le bien-être. Et si on parlait du vrai soin de soi — celui qui ne se montre pas, celui qui ne se vend pas, celui qui demande du courage et de la lenteur ?


Revenir à son propre rythme

Se reconnecter à soi, ce n’est pas suivre une méthode universelle. C’est accepter que notre rythme soit parfois irrégulier, imprévisible, et surtout unique. C’est reconnaître que le chemin du rétablissement — qu’il soit psychosocial ou lié à un trauma — ne peut pas être comparé à un parcours de développement personnel classique.

Le développement personnel, bien qu’utile pour certains, n’est pas toujours adapté aux personnes vivant avec un trouble de santé mentale ou ayant traversé des expériences traumatiques. Il peut même devenir une source de pression supplémentaire, en suggérant que le mieux-être dépend uniquement de notre volonté ou de notre discipline.


 Le travail invisible du rétablissement

Le vrai travail de rétablissement est souvent silencieux. Il ne se voit pas dans un feed Instagram. Il se joue dans les micro-choix du quotidien : se lever, répondre à un message, préparer un repas, dire non. Dire non, c’est parfois se dire oui. Oui à ses limites, oui à sa sécurité intérieure, oui à son rythme.

Ce travail invisible mérite d’être reconnu. Il demande une énergie immense, surtout quand on se sent déjà épuisé·e. Il ne ressemble pas à une transformation spectaculaire, mais à une série de petits ajustements, de microdécisions conscientes.


Les signes de la sur adaptation

Certaines personnes, dans leur quête de mieux-être, finissent par se sur adapter. Elles deviennent expertes en camouflage émotionnel. Voici quelques signes :

  • Elles disent toujours oui, même quand leur corps crie non.

  • Elles sourient pour éviter les conflits, même quand elles sont en détresse.

  • Elles suivent des routines imposées, sans se demander si elles leur conviennent.

  • Elles cherchent à "aller mieux" pour rassurer les autres, pas pour elles-mêmes.

La suradaptation est une stratégie de survie, pas une preuve de guérison. Elle mérite d’être accueillie avec douceur, pas jugée.


 Encourager les micro choix conscients


Plutôt que de viser une transformation radicale, pourquoi ne pas commencer par des micro-choix ? Des gestes simples, mais puissants :

  • Dire non sans culpabilité.

  • Se demander : “Est-ce que ça me fait du bien, vraiment ?”

  • Choisir le silence plutôt que la justification.

  • Se permettre de ne pas être productif·ve.


Ces micro choix sont des actes de résistance face à une culture qui valorise la performance. Ils sont des portes vers une estime de soi plus authentique, plus enracinée.


En conclusion : un espace pour explorer tout ça


Si ces mots résonnent en toi, sache que tu n’es pas seul·e. Mon atelier est un espace doux, sans pression, où l’on explore ensemble ces nuances du soin de soi, du rétablissement et de la reconnexion à soi. Ce n’est pas une méthode, c’est une invitation. Une pause. Un moment pour respirer et se retrouver.


Prendre soin de soin commence par l'écoute de son corps et de ses besoins. Hésite pas à te faire accompagner dans ce processus vivant.


Cynthia

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